VOUS ETES VICTIME DE VIOLENCES CONJUGALES
QU’EST-CE QUE LA VIOLENCE CONJUGALE ?

Elle se définit comme un processus au cours duquel une personne exerce des actes de violence contre son (sa) partenaire ou son conjoint dans le cadre d’une relation privée.
Cette violence peut être :

  • Physique : coups, gifles, agression sexuelle, viol…
  • Verbale : menaces, injures…
  • Psychologique : mĂ©pris, humiliations, pressions
  • Economique : privation d’argent, vol…
QUE DIT LA LOI ?

Le code pénal reconnaît la particulière gravité des violences au sein du couple.
L’article 222-13-6° crée un délit spécifique de violence lorsqu’il est commis par le conjoint ou le concubin de la victime, ayant entraîné ou pas, une incapacité totale de travail (ITT).

Ce texte s’applique quelle que soit votre situation marié(e), pacsé(e), en concubinage ou non, même en cas de résidence séparée.

QUE FAIRE ?

Ne restez pas seule
Vous pouvez en parler et faire valoir vos droits auprès :

  • De la police ou d'une gendarmerie
  • D’un avocat
  • D’une assistante sociale
  • D'une association d'aide aux victimes
  • D’une association spĂ©cialisĂ©e dans la lutte contre les violences faite aux femmes
VOUS POUVEZ PORTER PLAINTE …

La plainte enclenche une action judiciaire et peut aboutir à la condamnation pénale de l’auteur des violences.

Où porter plainte …

  • Au commissariat ou Ă  la gendarmerie la plus proche de votre domicile
  • Auprès du Procureur de la RĂ©publique par un courrier adressĂ© au Tribunal de Grande Instance.
  • Cette plainte peut aussi ĂŞtre Ă©tablie par un avocat.

Si vos ressources sont insuffisantes, vous pouvez demander une aide juridictionnelle auprès du Tribunal de Grande Instance. Renseignez-vous

Si vous ne souhaitez pas déposer une plainte,

Vous pouvez faire enregistrer auprès d’un service de police une déposition sur le registre de « main courante », soit dans une gendarmerie; vos déclarations seront consignées dans un procès verbal de renseignements judiciaires.

Ces formalités n’entraînent pas de poursuite judiciaire contre l’auteur; mais elles seront utiles, si vous envisagez de donner une suite à cette situation de violence ou demander le divorce.

Dans tous les cas, faites pratiquer un examen médical auprès :

  • D’un service d’urgence de l’hĂ´pital le plus proche
  • Chez un mĂ©decin

L’examen est nécessaire :

  • Pour faire constater les coups, les blessures et le traumatisme psychologique
  • Pour Ă©tablir un certificat mĂ©dical prĂ©cisant une Ă©ventuelle incapacitĂ© totale de travail (ITT) que vous ayez ou non une activitĂ© professionnelle…

En cas d’urgence… Vous avez le droit de partir du domicile commun en emmenant vos enfants avec vous

  • Vous pouvez vous rĂ©fugier chez des amis, dans la famille ou Ă  l’hĂ´tel.
    Les services sociaux de votre commune peuvent aussi vous apporter une aide dans la recherche d'un foyer.

  • Signaler votre dĂ©part au moyen d’une dĂ©position de « main courante » auprès d’un service de police ou d'une gendarmerie.

  • Emporter vos affaires personnelles et celles de vos enfants ainsi que les papiers officiels (carte d’identitĂ© ou carte de sĂ©jour, livret de famille, carte de sĂ©curitĂ© sociale…) et les documents importants tels que chĂ©quiers, carnet de santĂ©, bulletins de salaire, dĂ©claration fiscale, factures, quittances de loyer…

  • N’oubliez pas les Ă©lĂ©ments de preuve des violences :
    • certificats mĂ©dicaux
    • tĂ©moignages des proches (Ă©crits, datĂ©s, signĂ©s et accompagnĂ©s d’une photocopie de leur pièce d’identitĂ©)
    • rĂ©cĂ©pissĂ© de dĂ©pĂ´t de plainte
    • date et numĂ©ro d’enregistrement de la main courante.